dimanche 8 novembre 2009
Une rainette qui etait de passage :)) la lumiere manque, en macro c'est plus que juste mais ça fait plaisir d'avoir un souvenir
Hyla meridionalis, la Rainette méridionale
On la classe communément parmi les grenouilles même si scientifiquement on sépare les grenouilles (ranidés) des rainettes (hylidés) notamment de part le fait que les rainettes sont équipées des pelotes adhésives au bout des doigts leur permettant un mode de vie arboricole (en Europe, les différentes espèces de Rainettes sont les seuls amphibiens à avoir ce mode de vie de grimpeur). Elle ne dépasse pas 5 cm de long, a la peau lisse, d'un très beau vert très vif, a le ventre gris-blanc et présente une bande brune de l'œil aux flancs.
Elles ont une activité nocturne, tandis qu'elles passent la journée, lorsque celle-ci est bien ensoleillée, immobiles plusieurs heures afin de prendre le soleil. Leur régime est composé en particulier d'insectes volants.
La période de reproduction a lieu au printemps de mars à juin. Les femelles pondent de 800 à 1000 œufs en masses flottantes.
Les têtards présentent une crête dorsale marquée et des mouvements vifs et rapides semblables à ceux des alevins.
vendredi 19 juin 2009
En Europe, la biodiversité se meurt
Par Nolwenn Weiler (22 mai 2009)
On évoque le plus souvent les conséquences liées au changement climatique. On parle moins des effets de la réduction de la biodiversité, tout aussi catastrophique. Un nouveau rapport remis à Jean-Louis Borloo chiffre le coût de la disparition progressive des écosystèmes. En Europe, 800 espèces végétales sont menacées d’extinction totale et plus de 40 % de la faune est en danger. En France, un an et demi après le Grenelle de l’environnement, on attend encore la réaction des pouvoirs publics.
La diminution de la biodiversité serait tout aussi apocalyptique pour l’humanité qu’un réchauffement climatique de quelques degrés. Et il n’y a pas que les forêts tropicales ou l’Amazonie qui sont concernées. Un tout nouveau rapport de Bernard Chevassus-au-Louis, docteur en sciences, inspecteur général de l’agriculture et ancien directeur du Muséum d’histoire naturelle, a été remis au début du mois de mai à Jean-Louis Borloo. Suite logique du rapport du Britannique Nicholas Stern de 2006 qui chiffrait le coût du changement climatique, le rapport Chevassus-au-Louis propose d’évaluer la valeur (en euros) des services rendus à l’homme par les écosystèmes.
Une forêt française est ainsi estimée à 970 euros par hectare et par an, et celle d’un récif corallien à 8000 € (en moyenne) par hectare et par an. Le ministre de l’environnement, Jean-Louis Borloo a, semble-t-il, été inspiré par les 400 pages du rapport. Il a demandé à ce que l’on chiffre « l’inaction, comme l’a fait Nicholas Stern avec le changement climatique ». Il a aussi annoncé qu’il souhaitait voir naître un Giec (Groupe international d’experts sur le changement climatique) de la biodiversité d’ici 2010. Dans la foulé, il se pourrait aussi qu’une des promesses du Grenelle, à savoir la prise en compte de la protection de la biodiversité dans les projets d’infrastructures, soit tenue. Mieux vaut tard que jamais.
Mais le volet « actions concrètes immédiates et efficaces » n’est apparemment pas pour demain. La biodiversité est habituée aux grands discours, surtout sur le vieux continent. En 2001, au sommet européen de Göteborg (en Suède), un objectif très strict avait été fixé : arrêter le déclin de la biodiversité en Europe d’ici 2010... Résultats sur le terrain : aucun ! La biodiversité continue de s’appauvrir. Depuis 1950, l’Europe a perdu plus de 50 % de ses zones humides, et la plupart de ses terres agricoles à haute valeur naturelle. La plupart des grands stocks halieutiques se situent sous les limites biologiques de sécurité et sont donc insuffisants pour assurer un renouvellement des stocks à long terme. 800 espèces végétales sont menacées d’extinction totale et plus de 40 % des mammifères indigènes, des oiseaux, des reptiles ou encore des papillons sont en danger.


